Le Congrès permanent de la langue occitane

Lo Congrès est l'organisme interrégional de régulation de la langue occitane. Il rassemble les institutions et les fédérations historiques occitanes et est soutenu par les collectivités et le Ministère de la Culture et de la Communication - DGLFLF.
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Laboratòri

Outil de consultation avancée des lexiques du Congrès.

Grâce au soutien de l’eurorégion Nouvelle-Aquitaine/Euskadi/Navarre, le Congrès et la fondation basque Elhuyar ont réalisé un programme de développement de correcteur orthographique universel en occitan languedocien et gascon.

Il s’agit d’un outil « normatif » du Congrès proposé gratuitement au grand public, pour l'éditeur de texte LibreOffice, les navigateurs internet Chrome et Firefox, ainsi que le logiciel de messagerie Thunderbird. L’équipe de lexicographie du Congrès a mené un travail de normalisation graphique et orthographique à partir des travaux du Congrès (Basic, vèrb’Òc, tèrm’Òc, top’Òc ou encore Lofloc) afin de proposer un outil de référence pour les apprenants (scolaires, étudiants, adultes) et usagers de la langue.

Télécharger :

Vous connaissez les outils linguistiques mis en ligne sur le site locongres.org. Mais Lo Congrès, c'est aussi un outil de régulation de la langue qui a pour but de produire les normes que les usagers doivent suivre. Pour cela, il s'appuie :

  • sur l'aide d'un Conseil linguistique qui rassemble des linguistes de toutes les régions d'Occitanie (cf. les statuts)
  • sur l'autre chambre du Congrès qu'est le Conseil des usagers. Il a pour but de rassembler et de rapporter le point de vue de ceux qui utilisent la langue, notamment au quotidien.

Deux conseils ?

Et oui, nous pouvons remercier ceux qui ont pensé, au moment de la construction du Congrès, qu'il fallait considérer et se faire le relai et l'écho de la voix des usagers.

Nous avons fait du chemin dans la définition du rôle du Conseil des usagers et de ses relations avec Lo Congrès et son Conseil linguistique, et nous avons inventé une manière de faire qui change de ce qu'on a vu jusqu'à présent dans le domaine de l'occitan et de l'occitanisme : le Conseil linguistique n'est pas là pour donner des leçons aux élèves apprivoisés du Conseil des usagers. Ce conseil a un rôle bien plus actif pour questionner, aiguiller et porter la voix de ceux qui sont chaque jour confrontés à l'emploi et à la transmission de l'occitan.

Les usagers ont des besoins concrets en matière de norme linguistique et de lexiques ; le rôle du Conseil des usagers est d'interpeller Lo Congrès et son Conseil linguistique et de contribuer à établir les priorités.

Des principes ?

Ce mot, nous voulons l'utiliser pour donner un cadre à notre façon de faire, et non pas pour énoncer des précèptes moraux immuables.

La langue occitane est dans un état alarmant : elle ne se transmet plus à la maison, depuis un moment, et l'offre publique de transmission à l'école ou dans les médias est plus qu'anecdotique.

Ceci posé, les discussions sur la norme orthographique occitane ne doivent pas faire oublier que, globalement, nous avons une norme graphique qui fonctionne. Le problème de socialisation de la langue ne vient pas d'une absence de norme. C'est l'absence de socialisation qui peut être la cause de l'absence de norme claire pour quelques points.

Quatre pistes pour avancer

Simplification : il faut que les règles soient digestes, éviter l'accumulation d'exceptions. Nous constatons une dichotomie entre étymologie et usage dont souffre l'enseignement de la langue. Nous demandons à avoir une approche de la langue qui soit plus synchronique que diachronique.

Nous considérons que la langue, avec ses variantes, doit avoir une cohérence interne, sans avoir besoin de renvoyer à la langue source (le latin). Il ne nous faut pas perdre de vue que les apprenants n'entendent plus la langue à la maison, pour la plupart, ils sont très influencés par le français, surtout, et ils doivent apprendre très vite, parfois ; ceci oblige à une certaine exigence pour ce qui est de l'efficacité.

La relation graphie-phonie : elle peut être source d'erreurs et participe à répandre une phonologie parfois catastrophique.

Valoriser le commun, mais respecter et transmettre les variantes locales : il est très compliqué de savoir où positionner le curseur entre cultiver les localismes et développer un standard. Il faut trouver une manière de normer et développer une langue institutionnelle, mais nous ne devons pas priver les gens de la gymnastique enthousiasmante qu'est l'effort d'aller vers la compréhension des variantes de l'occitan. Communiquer dans une langue trop générale, c'est se priver de faire goûter aux gens la magie de l'intercompréhension occitane.

Exigence et tolérance : l'important, c'est de diffuser la langue et de ne pas dramatiser. En ayant toujours conscience de la situation sociolinguistique de la langue, très minorisés, nous avons un devoir d'exigence avec ceux qui ont une pratique assez courante et à la fois un devoir de tolérance avec ceux qui ont une pratique plus ponctuelle.

Comment aller de l'avant ?

Le Conseil des usagers représente aussi les utilisateurs des outils construits et mis à disposition par Lo Congrès.

Il recense les erreurs ou points perfectibles afin de gagner en efficacité et en qualité.

Patrici Baccou, pour le bureau du Conseil des usagers, janvier de 2018

Le Congrès permanent de la langue occitane a engagé un partenariat transfrontalier –  LINGUATEC - dans le cadre du deuxième appel à projets du programme 2014-2020 du POCTEFA (Programme de coopération transfrontalière Espagne-France-Andorre, financé par les fonds européens FEDER).

LINGUATEC est un projet ambitieux de développement des ressources et des outils numériques des langues pyrénéennes auquel participent le Congrès permanent de la langue occitane (Nouvelle/Aquitaine), Euskaltzaindia-Real academia de la lengua vasca, la Universidad del País vasco/Euskal Herriko Unibertsitatea, la fondation Elhuyar (Euskadi), la Sociedad de gestión e de promoción del turismo aragonés – SLU (Aragon), le CNRS-Délégation régionale de Midi-Pyrénées (Occitanie). L'Office public de la langue basque, l'Office public de la langue occitane, l'Institut occitan Aquitaine et le CIRDOC (Occitanie) sont membres associés du projet.

L’objectif est - par la coopération transfrontalière et le transfert de technologies - de développer et diffuser de nouvelles ressources et applications linguistiques innovantes pour l’aragonais, le basque et l’occitan : traducteurs automatiques, reconnaissance vocale, synthèse vocale, correcteur orthographique, analyse syntaxique et morphosyntaxique. Ces outils numériques de grande diffusion ont pour objectif de contribuer au développement et à l’intercompréhension numérique entre les différentes langues ainsi qu’à l’amélioration de leur transmision et de leur diffusion.

Cette initiative reprend également les axes forts du diagnostic et de la feuille de route de développement numérique de l’occitan piloté par l’ADEPFO en 2014. Ce document-cadre, auquel étaient associés des représentants du ministère de la Culture et de différentes collectivités, propose un programme d’action pour développer les ressources numériques pour l’occitan. Comme le décrit l’étude européenne Meta-Net, il s’agit là d’un enjeu majeur pour l’avenir des langues- et donc des politiques linguistiques - auquel il est possible de répondre de manière efficace avec un minimum de méthodologie et de moyens.

LINGUATEC (EFA227/16) « Développement de la coopération transfrontalière et du transfert de connaissance en technologies de la langue » est un programme retenu par le second appel  à projets du Programme de Coopération Territorial Espagne-France-Andorre POCTEFA (2014-2020) qui a pour objectif le transfert de technologies et le développement de ressources et d’applications linguistiques innovantes en aragonais, basque et occitan.

Plus d'information sur le site : linguatec-poctefa.eu

Programme financé par le Fonds Européen de Développement Régional

Occitan e navèras tecnologias

ROLF est un partenariat entre le Congrès permanent de la langue occitane, CLLE-ERSS (CNRS/Université Toulouse Jean-Jaurès), Habiter le monde (Université d’Amiens) et LiLPa (Université de Strasbourg) soutenu dans le cadre de l’appel à projets 2017 « Langues et numérique » de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France-ministère de la Culture et la Communication.       

Ce projet s’inscrit dans la continuité du projet ANR RESTAURE (RESsources informatisées et Traitement AUtomatique pour les langues REgionales) dans le cadre duquel plusieurs ressources et outils de TAL (Traitement automatique du langage) sont développées pour trois langues de France : alsacien, occitan et picard. Les réalisations des objectifs de RESTAURE (1) sont en bonne voie. Cela étant les développements ont été réalisés de manière concertée mais indépendante pour les trois langues. L’idée qui sous-tend la présente proposition est de définir pour les ressources lexicales un format unique qui permettrait de créer le même type de ressource pour les trois langues, de proposer des ressources dont le format et les annotations seraient identiques (avec par exemple les mêmes jeux d’étiquettes pour les catégories similaires dans les différentes langues) et d’avoir des outils d’aide à la création de ces ressources qui seraient partagés pour les trois langues.

Les développements ont été réalisées de manière concertée mais indépendante pour les trois langues avec l’objectif de la création d’un lexique de formes fléchies pour chacune d’entre elles. L’idée qui sous-tend la présente proposition est de relier les lexiques de chacune des trois langues entre eux en utilisant le français comme langue pivot et de développer des formats communs pour le développement mutualisé de ressources et d’outils.

Grâce au développement concerté pour ces trois langues, il sera également possible de proposer au grand public une première version en occitan du clavier prédictif (prévue par la Feuille de route de développement numérique de l’occitan(2) pilotée par le Congrès), mais également en alsacien et en picard.

*1 http://restaure.unistra.fr
*2. http://www.locongres.org/images/docs/feuille_route_numerique_occitan_fr.pdf


« L’occitan qu’ac pòt díser tot » (l'occitan peut tout dire) : depuis les années 1970, cest la rengaine de ses défenseurs pour expliquer que notre langue est égale en dignité au français. Sans doute, les expériences humaines dont l'occitan a été le véhicule au fil des siècles qui l'ont fait, en effet, apte à tout dire ; mais à cause de sa minorisation, nous manquons de plus en plus souvent de mots. Sa récupération est un combat de tous les jours, mais ceux qui veulent le mener ne trouvent pas souvent les informations qui le leur permettent.

En effet, une partie de ce vocabulaire ne se trouve pas uniquement dans les dictionnaires de langue ancienne ; ainsi, celle-ci doit compléter la langue moderne, qui est très souvent boîteuse car les élites, historiquement, la dédaignent.

D'où l'importance de l'édition numérique du dictionnaire béarnais de Lespy que Lo Congrès vient de mener à terme : ainsi, tous les usagers pourront y chercher les mots dont ils ont besoin. Pour les y encourager, je donnerais quelques exemples de ce qu'ils pourront y trouver :

  • avant tout, une preuve du caractère authentique de mots que certains pourraient considérer comme des francismes : par exemples, divèrs -adjectif et déterminant- ou fèit, doublet de hèit et pas emprunt au français, qui s'explique par la transcription ancienne par f du h aspiré ;
  • d'autre part, toute une floppée de mot qui nous permettront d'enrichir les vocabulaires spécialisés, par exemple, avec damnificat, nous avons un équivalent de « sinistré » ; a fidance (confiance), notre mot pour « caution » ; avec exceptar-se nous avons un mot possible pour « se dégager » ; et les historiens sauront qu'un « fossé » de château ètait un envarat (et pas un varat).
  • quelques articles du Lespy permettront aussi de corriger des informations erronées données par les dictionnaires modernes, par exemple : la forme sud-gasconne authentique n'est pas *egau (elle n'est pas dans le Lespy), mais enguau.

Bien sûr, les mots qui apparaîssent dans le Lespy ne seront pas toujours la solution lorsqu'il existe déjà un emprunt au latin que l'on peut trouver dans d'autres langues romanes : je pense par exemple à lavabo, qu'on ne remplacera pas, certainement, par lava-man, pour autant que labe-maa soit dans le Lespy. On ne devra pas non plus remplacer les mots authentiquement gascons de la langue héritée.

Cela devra être la tâche des lexicologues de trier les informations données par le Lespy et de les insérer dans les futurs dictionnaires. Le travail de réédition mené par le Congrès les y incite.

Eric Gonzalès, sòci deu Conselh lingüistic deu Congrès

Office public de la langue occitane Ministèri de la Cultura - DGLFLF Région Auvergne-Rhône-Alpes Departament deus Pirenèus-Atlantics Comuna de Tolosa Departament de las Hautas-Pirenèas Département du Tarn Département de la Dordogne POCTEFA Département du Gers Communauté Pays Basque Communauté d'agglomération Pau Pyrénées