Lettre de liaison :

Dictionnaire occitan

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MOUNT-JOUI(cat. Montjuich, rom. Monjuzics), n. de 1. Le Mont-Jouy, près Barcelone.

Tresor dóu Felibrige
OULAGU1E,n. n. p.n. p. Saint Olaguer ou OUeguer, abbé de Saint-Ruf, évêque de Barcelone, mort en H37.

Oulaio, v. Aulaio, Aulàri.

Tresor dóu Felibrige
ALIXDO n. f.(rom. Alinda), de Alinde, nom porté par une princesse provençale de la maison de Barcelone.

Tresor dóu Felibrige
BARCILOUNÉS , BARCEI.OUNÉS (g.),ESO(cat. esp. Barceloncs, csa), adj. et s. Barceonais, aise, habitant de Barcelone.

Rebelle Barcilounés,

Pèr Vandomo seras près.

CH. POP.

Li comte prouvençau de la famiho barcilouneso, les comtes de Provence de la maison de Barcelone. R. Barcilov.no.

Tresor dóu Felibrige
BARCILOUNETO(cat. Barceloneta, nom du quartier maritime de Barcelone), n. de 1. Barcelonnette (Basses-Alpes), fondée on 1231 par le comte de Provence Raimond-Bérenger IV, et ainsi nommée par lui en souvenir de Barcelone, berceau de sa famille ; patrie de l’orateur Manuel ; Barcillonnette (Hautes-Alpes).

La vau de Barcilouneto, la vallée de Barcelonnette. R. Barcilouno.

Tresor dóu Felibrige
MOLE , MOÜELE(m.), (cat. moll, esp. muelle, it. molo, lat. moles, lat. /J.aXof), s. m. Môle d’un port, v. massis, peirado.

Lou mole de Gèno, de Barcilouno, le môle de Gênes, de Barcelone ; lou Vièi Mole, le Vieux Môle, nom du vieux port de Cette.

Mole (mou), v. môu ; mole (moudre), v. môurre ; moleba, v. manleva.

Tresor dóu Felibrige
ATEXÈU (cat. it. esp. lat.Athcncu, Ateneo, Athenaeunx), s. m. Athénée, cercle littéraire.

L’Atenbu de Marsiho, de Bourdèus, de Barcitov.no, l’Athénée do Marseille, de Bordeaux, de Barcelone.

Tresor dóu Felibrige
FERRUSSO f.adj.(rom. porta Ferrussa), adj. La porto Ferrusso, la porte Ferruce, une des portes de l’ancienne enceinte d’Avignon.

A Barcelone il y avait la porta Ferrtssa. C’était probablement la « porte de fer » ou la « porte ferrée », R. ferre.

Tresor dóu Felibrige
COUAT (cat. esp. b. lat.Cugat, Cucufate, Cocovatus, Cucuphatus), n. d’h. Cucufat; Couat, nom de fam. languedocien.

Sant Couat, saint Cucufat, Quiquenfat ou Congat, africain, martyrisé à Barcelone en 304.

Tresor dóu Felibrige
BARC.II.OUNO, BARCELOUNO (g.), BARSALOUNO(1.), (rom. Barcilona, Barsalona, Barclienona, cat. Barcelona, b. lat. Barcilona, Barchinona, lat. Barcino, onisL n. de 1. Barcelone, capitale de la Catalogne ; Barcelone (Gers, Drômo).

S'enfuch enl’as relranobomens De Perpignan e Barsalouno.

P. GOUDELIN.

Le latin Barcino pourrait dériver de l’espagnol barcina, filet de jonc, comme Bordeaux, en latin Burdigala, vient peut-être debourdiqo, bordigue, pêcherie.

Tresor dóu Felibrige
AULAN (b. lat. n. de 1. AulanAulancum), (Drôme).

Aulan, aulanié, aulano, v. avelan, avelanié, avelano.

AULARI, AULXRIO (g.), AULAIO, ÓULAIO (lim.), OULIIO, ZOUIO (1.), ÉlTLÀLI, LALI, LAU

(d.), (rom. Aulari, Aularia, Aulaia, Olha, cat. E-ularia, lat. Eulalia), n. de f. Eulalie.

Santo Aulàri, sainte Euialie, de Barcelone, morte en 304.

Tresor dóu Felibrige
SARRIANn.(b. lat. Sarrianum), n. de 1. Sarrians (Vaucluse), ancienne abbaye de bénédictins, dans laquelle fut inhumé le comte de Provence Guillaume le Grand (992).

Cerca lou vinten de Sarnan, chercher des alibiforains, de mauvaises excuses.

Près de Barcelone il y a Sarrid, nom de lieu.

Tresor dóu Felibrige
TOURROUX, TÓUROUN (m.), TOIJRROUS(l.),

(rom. torpn, grain rôti; esp,. turron, it. torrone), s. ip. Espèce do nougat, composé de miel, d’amandes, d’avelines, d’écorce de citron et do blancs d’oeui, v. nougat.

Tourroun clü Barcilouno, toron de Barcelone ; tourroun do Prouvenço, nougat blanc; tourroun de Scloun, nougat de Salon.

De mèu pèr faire de tourrouns.

J. MICHEL.

H. tourra.

Tresor dóu Felibrige
BALAGUIE, BALAGUÈ(g.), (rom. Balaguier, Balaguer, b. lat. Balagucrium, esp. balagucro, monceau du pailleb n. de 1. Balaguier. près Toulon ; Balaguier (Aveyron) ; Balaguer (Catalogne) ; Balagué (Gers) ; nom de fam. méridional.

Lou felibre Balaguer, Victor Balaguer, oète catalan et provençal, né à Barcelone. R. alai.

Tresor dóu Felibrige
ILUSTRACIOtUX, ILUSTRAOIEN ILLUSTRACIÉU(m.),

(1. g.), (cat. illustraciô, esp. ilustracion, it. illustrazione, lat. illustratio, onis), s. f. Illustration.

L’ilustracioun de Mirèio, l’édition illustrée de Mireille par Enrique Serra (Barcelone, 1882) ; l’édition illustrée de Mireille par Eugène Burnand (Paris, Hachette, 1883).

Tresor dóu Felibrige
DARSO(cat. esp. it. ar. darsena, b. lat. darsena, dursina), s. f. Darse, partie d’un port de mer qui entre dans la ville-et que l’on peut fermer avec une chaîne, v. port.

La darso de Marsiho, de Barcilouno, de Gèno, la darse de Marseille, de Barcelone, de ílênes.

De bastimen e de pmello Intravon dins la darso.

MIRÈIO.

Conférez le mot darsena avec le mot arsena.

Darto, dartre, dartous, v. dèrti, dertious ; daruna, darunèu, v. derruna, derrunèu.

Tresor dóu Felibrige
DOUÇO (rom. b. lat. n. deDolsa, Dulcia), f. Douce, nom de femme usité en Provence au moyen âge, v. Douceto, Doucinello.

Douço de Prouvènço, Douce, héritière de Gilbert, comte de Provence, mariée à RaimondRéranger, comte de Barcelone, qui réunit les deux pays sous son sceptre (1112) ; Douço de Moustiè, Douce de Moustiers, dame qui fit partie de la cour d'amour d’Avignon, au 14° siècle; Ladouce, nom de fam. R. dous.

Tresor dóu Felibrige
VALESs. s. m.(it. Valese), s. m. Le Vallès, pays de Catalogne, près Barcelone; le Valois, pays de France; le Valais, canton de Suisse situé dans la vallée du Rhône ; nom de fam. méridional.

Enri de Valès, Henri de Valois, duc d’Angoulême, fils naturel do Henri II, grand prieur de France et gouverneur de Provence, au temps de la Ligue ; Margarido de Valès, Marguerite de Valois, reine de Navarre ; Jan n — 136

de Valès, poète toulousain du 17* siècle, né à Montech.

Tresor dóu Felibrige
MARQUESAT(cat. marquesat, esp. marquesado, it. marchesato, lat. marehionatus), s. m. Marquisat.

Marquesat de Prouvènço, marquisat de Provence, nom que portait au moyen âge le pays compris entre l’Isère, le Rhône et la Durance, à la suite d’un traité conclu entre le comte de Toulouse et celui de Barcelone (1125) R. marquis. MARQUESETO, s. f. Petite marquise.

Uno vièio marqueseto requinquihado e proupreto.

A. MATHIEU.

R. marquesQ.

Tresor dóu Felibrige
PAU, PAL PA(d.),(L), (rom. cat. pal, port. pâo, esp. it. palo, lat. palus), s. m. Pal, palis, pieu, poteau, échalas, v. pavfi; roulon.de charrette, v. ganche, rounco ; bâton de montagnard en forme de massue, v. boulado, bourdoun ; tronc placé à la porte d’une église, v. plo ; pièce de bois plantée en terre pour l’amarrage des navires, corps mort ; longue pièce de bois qu’on met à la poupe ou à la proue des tartanes pour y attacher les Blets ; racine piyotante, v. calos ; terme de blason ; t. de chaudronnier, chevalet ; broche, en Béarn, v. aste ; milandre, poisson de mer, v. paloun.

Pau ferra, pal ferrât (auv.), bâton ferré; pau semuliè, bâton qui sert à transporter une portoire ; planta ’no vigno au pau, planter une vigne à l’avant-pieu ; ana au pau, aller attendre les voyageurssur lus grands chemins pour les détrousser, en Limousin ; laisso ta barco au pau, laisse ta barque amarrée ; rode coume un pau, droit comme un piquet ; sèmblo un pau vesti, se dit d’un homme maigre et maince ; viro-pau, tournebroche.

Qu'es acô : uno damiseloto barrado dens sonn casau dap paus blancs,

énigme gasconne dont le mot est la lengo, la langue.

Barcelone porte « d’or à quatre pals de gueules ». Les pals, armes des anciens comtes de Barcelone, figurent dans les armes de Catalogne, d’Aragon, de Provence, de Foix, de Carcassonne, d’Aix, de Forcalquier, et par suite, dans beaucoup de blasons méridionaux.

Tresor dóu Felibrige
COUNQUISTADOU, COUNQUISTAIRE, ARELM»,

AIRIS, AiRO(rom. conques,taire, cat. esp. conquistador, it. conquistatore), s. Celui, ■eellequi conquiert, conquérant, ante, v. counquerènt.

Jaume lou Counquistaire (cat. Jacme lo Conquistador), Jacques le Conquérant, roi d’Aragon, comte de Barcelone, seigneur de Montpellier, né dans cette dernière ville en 1208.

Mai liuen d’èstre cativo, elo counquistarello A près, e pèr loujour, moun amo e moun amour.

G. B.-WYSE.

R. counquista.

Tresor dóu Felibrige
RERE.xouiE(rom. cat. it.Berenguer, Berlinghieri, b. lat. Berengarius, ail. Beringer, Bering), n. d’h. Bérenger, Béranger; Bérenguier, Béringuier, Bélinguier, Brenguier, Bringuier, Bringer, Brenguez, Bércnguéri, noms de fam. méridionaux.

Sant Berenguié, saint Bérenger, moine, honoré à Saint-Papoul ; Berenguié de Toulouso, Bérenger, comte de Toulouse (820) ; Berenguié de Houians, Bérenger, prince do Royans en Dauphiné(l 107) ; RamounBcrenguié, Raimond-Bérenger, nom porté par plusieurs princes do la maison do Barcelone qui régna en Provence de 1102 à 1245. Le plus illustre fut Raimond-Bérenger IV, v. Ramoun; Roustang Berenguié, Rostang Bérenguier , troubadour de Marseille ( 12701310); lou feltbre Bringuier, Octavien Bringuier, poète languedocien de Montpellier, mort en 1875, à l’âge do 46 ans.

Quand regnavon li Berenguié E que sus touto la terro L’alegresso èro prouspèro.

G. B.-WYSE.

Tresor dóu Felibrige
ARMO(rom. cat. esp. port. it. lat. arma), s. f. Arme, v. tiro ; armoiries, v. blasoun; pour âme, v. amo.

Fa d’armo, fach d’armos (L), fait d’armes; plaço d’armo, place d’armes, où l’on exerce les troupes ; mèstre d’armo, maître d’escrime ; à l’armo blanco, à l’arme blanche ; ò armo ogalo, à armos egalos (L), à armes égales; pourta l’armo, porter, présenter les armes ; tira is armo, tira à las armos (L), faire des armes ; prene, pausa, rèndre lis armo, prendre, poser, rendre les armes; n’i’aumè pbr n’en prene lis armo, c’est révoltant.

Lis armo de Prouvènço, les armes de Provence. Sous les premiers comtes de Provence, ce pays eut pour blason la croix cléchée, comme à Toulouse. Sous les comtes de la maison de Barcelone la Provence eut les pals de gueules sur fond d’or de Catalogne et a’Aragon ; sous ceux de la première maison d’Anjou, les fleurs de lis de France surmontées du lambel ; et sous les rois de France, une fleur de lis d’or en champ d’azur, surmontée d’un lambel de gueules, l’écu sommé de la couronne comtale.

PROV. Cargo d’armo, cargo de pèu. — La lengo es l’armo di femo.

Tresor dóu Felibrige
PROUVENÇAU, PROUBENÇAU (b. PROUVINÇAU(d.),g.), PROUVENÇAU fl'.), AI.O (rom. Proensâu, Procnsal, cat. Provençal, lat. Provincialis), adj. et s. Provençal, ale, de Provence, v. austrau, Sàli ; denier des comtes de Provence ; Provençal, Provensal, De Provençal, noms de fam. languedociens.

Lou parla prouvençau, lou prouvençau, l'idiome provençal, le provençal, v. dialèite ; dise coume lou Martegau : pèr lou francès sièu pas fort, mai pèr lou prouvençau dtgo-ié que vèngon, locution que l’on prête aux Provençaux ; ôulivo prouvençalo, variété d’olive* v. marsiheso ; Sant Martin des Provensals, nom d’un quartier de Barcelone qui est au bord de la mer. PROV. Prouvençau,

Manjo li figo sèns sau.

1626.

— Li Prouvençau Soun de brutau.

Geoffroy de Valbelle, dans ses mémoires provençaux, dit que le pape Grégoire XI mourut le 27 mars 1378, ou de maladie ou de tristesse d’aver laissât aquestou bouen pays de Prouven&o ounte ly ero tant eimat deis Prouvensaux, boueneis gens et brutaux, per anar vioure embc leis Roumans que n’an bouquo de mèu et couar de fèu.

« L’orgueilleuse provençale », épithète que le poète Dassoucy donne à la ville d’Aix (1655).

Dan= la cuisine française on accommode certains mets, tels que gigot, ortolans, champignons, aubergines, morue, etc., à la provençale. « Qui n’a pas senti sa bouche se mouiller, dit Brillat-Savarin, en entendant parler de truffes à la provençale? » En français on nomme encore, en terme de jeu, faire la provençale, ce que les Provençaux appellent faire lou tamiset, v. ce mot.

Prouvenchèiro, prouvenco, v. pervenquiero, pervenco.

Tresor dóu Felibrige
TROUBADOU, TROUBADOUR (rom. cat. esp.trobador, port, trovador, it. trovatore), s*

m. Troubadour, poète provençal du moyen âge, v. Iroubaire.

« Le Troubadour », titre d’un recueil de poésies languedociennes par Fabre d’Olivet (Paris, 4803).

Dei famous troubadou vouéli segui lei piado.

T. GROS.

Quand li Troubadou castelejavon, quand les Troubadours allaient de château en château, leur cortège était une sorte d’opéra ambulant : les troubadours trouvaient la poésie, les cantadours la chantaient, les jouglars la récitaient et la mimaient, les ménestrels (musicaire, vioulaire, etc.) l’accompagnaient du son de leurs instruments. Les Troubadours fleurirent du 11° au 15° siècle. Il y en eut environ 500, sur lesquels une soixantaine seulement appartient à la Provence propre. On en trouvera la liste dans ex les Biographies des Troubadours en langue provençale » par G. Chabaneau (Toulouse, 1885). Consulter, au sujet de ces poètes, les « Vies de? plus célèbres et anciens poètes provençaux » par Jehan de Nostre-Dame (Lyon, 4575),’l'« Histoire littéraire des Troubadours par J.-B. Lacurne de Sainte-Palaye » publiée par l’abbé Millot (Paris, 1774), le « Choix des poésies originales des Troubadours » par Raynouard (Paris, 18161821), « le Parnaste occitanien » par M. de Rochegude (Toulouse, 1819), l’« Histoire de la poésie provençale » par Fauriel (Paris, 1846), « la Crusca ‘provençale » par Bastero (Rome, 1724), o die, Leben und Werke der Troubadours » de Diez, les « Werke et Gedichte der Troubadours » de Mahn, le « Grundriss zur Gcschichte der provenzalisclien Literatur » de Bartsch, « los Trovadores en Espaîia » de Mila y Fontanals (Barcelone, 1861) et « les Derniers Troubadours de la Provence » de P. Meyer (Paris, 1871). R. trouba.

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