Actes et suivi de la journée du 8 avril 2019 au Palais du Luxembourg

Actes colloque 08/04

C’était il y a un an jour pour jour : retrouvez dès maintenant, publiés, les actes de la journée du 8 avril 2019 au Palais du Luxembourg : « Les langues régionales : situation et perspectives, dans le cadre de l’année internationale des langues autochtones, journée d’étude et débat ».

Cette journée, co-organisée par ELEN, Réseau européen pour l’égalité des langues, lo Congrès permanent de la lenga occitana et Kevre Breizh, a réuni une centaine de personnes et a bénéficié de la présence ou du soutien de nombreux parlementaires, élus locaux, conseillers régionaux et délégués d’associations de différentes langues. Une délégation importante s’est ensuite rendue à l’UNESCO pour remettre, à la Directrice générale Mme Audrey Azoulay, un dossier lui faisant part des préoccupations des associations et élus concernant les réformes remettant en cause l’enseignement des langues de France.

Ces actes comportent un bilan par langue, de remarquables communications formelles, de nombreux documents, de pertinentes questions et interventions spontanées des participants. Il faut considérer ces actes comme un document de travail et de réflexion. Ils constituent un point d'étape et de synthèse utile sur bien des sujets, notamment sur la situation de chacune de nos langues, leurs problèmes et les inquiétudes de tous en ce qui concerne leur avenir. Certes, les situations sont, selon les langues, très diverses, très inégales, certaines très préoccupantes, d’autres porteuses d’espoir, cependant bien des problèmes sont comparables, notamment :

  • la grave insuffisance de l’indispensable transmission par le système éducatif ;
  • le non respect, par l’État, de la Constitution (article 75-1), car un patrimoine national doit être sauvegardé et transmis ;
  • des engagements internationaux et nationaux, des conventions, et une législation linguistique remis en cause de façon indirecte par des dispositions réglementaires émanant du Gouvernement.

Ces actes sont aussi une étape de la chronique d’une catastrophe annoncée en raison de la réforme du lycée et du baccalauréat.

Comme suite à la journée, de nombreux efforts ont été déployés pour soutenir des solutions aux problématiques soulevées :

  • Proposition d’une série d’amendements aux Sénateurs pour alimenter la discussion au Sénat de la loi « pour une école de la confiance » afin que celle-ci permette de faire plus et mieux ;
  • Informations et échanges sur les constats de la rentrée scolaire lors du colloque de la FLAREP les 19, 20 et 21 octobre 2019 ;
  • Rencontres européennes sur les droits linguistiques, au Conseil Régional de Bretagne à Rennes le 25 octobre, dans le cadre de l’année mondiale 2019 des langues autochtones ;
  • Constitution du collectif « Pour que vivent nos langues », regroupant associations et élus, et rassemblement à Paris le 30 novembre, avec quelques 600 délégués auprès du Ministère de l’Éducation Nationale.
  • Tribune publiée dans Le Monde le 13 février signée par 128 universitaires dénonçant le mauvais traitement infligé aux langues régionales dans les réformes en cours dans l'Éducation Nationale, à l’occasion du débat à l’Assemblée Nationale sur la proposition de loi sur les langues régionales ;
  • Enfin, et dans chaque territoire concerné, associations et élus locaux, Conseils Régionaux, parlementaires ont continué à alerter le Ministre de l’Éducation Nationale.

Aujourd’hui, si la priorité absolue qui s’impose à l’humanité toute entière pour combattre l’expansion du coronavirus interrompt nos actions le temps nécessaire, nous vous invitons à découvrir ces actes qui sont des contributions à de nouvelles réflexions pour la défense et la promotion de la diversité linguistique de la France et aussi du monde.

Vous en souhaitant une bonne lecture, nous comptons sur vous tous pour les mobilisations à venir.